Environ 2,4 millions de personnes vivent sur le territoire de l’Albanie (2 402 113 résidents au recensement de 2023). Les Albanais sont les descendants de l’un des plus anciens peuples de la péninsule des Balkans : de nombreux ethnologues affirment qu’ils descendent directement des Illyriens, peuple antique qui occupait ces terres bien avant les Romains. Cet héritage millénaire se reflète encore aujourd’hui dans leur langue unique et leur rapport particulier à la religion. Pour mieux comprendre ce contexte, découvrez notre article sur l’histoire de l’Albanie.
En bref : L’Albanie est un pays constitutionnellement laïque où cohabitent pacifiquement islam sunnite (environ 46 % de musulmans déclarés hors bektachis au recensement de 2023), christianisme (environ 15 % de catholiques et d’orthodoxes) et bektachisme (près de 5 %). La langue albanaise est unique en Europe — elle ne ressemble à aucune autre et forme sa propre branche indo-européenne. La tolérance religieuse y est remarquable : les mariages interconfessionnels sont courants et l’identité nationale prime sur l’appartenance religieuse.
La langue albanaise : une langue unique en Europe
La langue albanaise (shqip) est l’une des langues les plus fascinantes d’Europe. Elle constitue à elle seule une branche indépendante de la famille des langues indo-européennes — elle n’est étroitement apparentée à aucune autre langue vivante. C’est un peu comme si le français n’avait ni cousin ni voisin linguistique.
L’albanais s’écrit en alphabet latin depuis 1908, date à laquelle le Congrès de Monastir a unifié l’orthographe. Avant cela, les Albanais utilisaient différents alphabets, dont l’arabe et le grec, selon les régions et les confessions.
Aujourd’hui, plus de 6 millions de personnes considèrent l’albanais comme leur langue maternelle. La plupart vivent en Albanie, mais on trouve aussi des albanophones au Kosovo (où l’albanais est langue officielle), en Macédoine du Nord, au Montenegro et dans certaines communautés de Grèce et d’Italie.
Les dialectes albanais : tosk et geg
L’albanais se divise en deux grands dialectes, séparés historiquement par le fleuve Shkumbin qui traverse le pays d’est en ouest :
Le dialecte tosk (sud)
Le tosk est parlé dans le sud de l’Albanie. C’est ce dialecte qui a servi de base à la langue albanaise standard adoptée en 1972. Il est aussi parlé par les communautés albanaises de Grèce et du sud de l’Italie.
Le dialecte geg (nord)
Le geg (ou gheg) est parlé dans le nord de l’Albanie et au Kosovo. Il se distingue du tosk par des différences phonétiques notables, notamment la présence de voyelles nasales absentes du tosk. Au Kosovo, c’est le dialecte dominant.
Différences entre tosk et geg
| Critère | Tosk (sud) | Geg (nord) |
|---|---|---|
| Zone géographique | Sud de l'Albanie, Grèce, Italie du Sud | Nord de l'Albanie, Kosovo, Montenegro |
| Base du standard | Oui (depuis 1972) | Non |
| Voyelles nasales | Absentes | Présentes |
| Intercompréhension | Bonne, malgré des différences de prononciation | |
Les influences linguistiques à travers l’histoire
L’histoire mouvementée de l’Albanie a laissé des traces profondes dans le vocabulaire albanais :
- Le latin : l’occupation romaine (IIe siècle av. J.-C. — Ve siècle) a apporté de nombreux mots du quotidien. L’alphabet latin a été adopté bien plus tard
- Le grec : les échanges commerciaux et religieux avec la Grèce voisine ont enrichi le vocabulaire, surtout dans le sud
- Le turc ottoman : cinq siècles de domination (1385-1912) ont introduit des centaines de mots dans les domaines de l’administration, la cuisine et la vie quotidienne
- L’italien : la proximité géographique et l’occupation italienne (1939-1943) ont laissé une forte empreinte, surtout dans la mode et la cuisine
- Les langues slaves : le contact avec les Serbes et les Macédoniens a influencé le vocabulaire dans les régions frontières
Fait surprenant : l’italien est largement compris grâce à la télévision italienne, très regardée en Albanie.
Les religions en Albanie : un modèle de tolérance
L’Albanie est un État constitutionnellement laïque, complètement séparé de la religion. La constitution prévoit l’égalité totale entre les confessions et la liberté de choix religieux. La discrimination pour motifs religieux est punissable par la loi.

Ce qui rend l’Albanie unique, c’est la cohabitation pacifique entre musulmans et chrétiens, une situation rare dans les Balkans. Les familles mixtes existent : certaines célèbrent ensemble les fêtes de plusieurs confessions.
L’islam en Albanie
Au recensement de 2023, environ 46 % des Albanais se déclaraient musulmans (hors bektachis), contre environ 5 % de bektachis. Cette religion s’est implantée pendant les cinq siècles de domination ottomane (1385-1912).
La majorité des musulmans albanais sont sunnites du mazkhab Hanafi. Cependant, la pratique est souvent très modérée : beaucoup se définissent comme “musulmans culturels” sans prier cinq fois par jour ni fréquenter la mosquée régulièrement.
L’islam est prédominant dans les régions du nord et du centre du pays. L’Albanie est membre de l’Organisation de la coopération islamique.
Le bektachisme : une spécificité albanaise
Près de 5 % des Albanais (recensement de 2023) se déclarent bektashis, adeptes d’un courant mystique soufi très libéral. Le bektachisme est une religion à part entière en Albanie, avec son propre centre mondial situé à Tirana (le seul au monde depuis la fermeture de celui d’Istanbul).
Les bektashis sont réputés pour leur approche libérale de l’islam : ils ne rejettent pas l’alcool, ne voilent pas les femmes et intègrent des éléments empruntés à d’autres traditions.
Le christianisme en Albanie
Les chrétiens représentent une part minoritaire de la population (environ 15 % de catholiques et d’orthodoxes au recensement de 2023) :
- Les catholiques romains (environ 8 %) sont concentrés dans le nord du pays, autour de Shkodra et Lezha. La cathédrale de Shkodra est la plus grande église catholique du pays
- Les orthodoxes (environ 7%) vivent principalement dans le sud, près de la frontière grecque. Les églises orthodoxes de Berat et Gjirokastra sont des joyaux architecturaux
- Une petite communauté protestante existe également, ainsi que des baptistes et des adventistes
L’héritage de l’athéisme d’État
Pour comprendre la relation particulière des Albanais à la religion, il faut connaître l’épisode le plus radical de leur histoire religieuse. En 1967, le dictateur communiste Enver Hoxha a déclaré l’Albanie “premier État athée au monde”. Toutes les mosquées, églises et synagogues ont été fermées, détruites ou converties en entrepôts. La pratique religieuse était passible de prison.
Cette interdiction totale a duré jusqu’en 1991, soit près de 25 ans. Résultat : toute une génération a grandi sans religion. Lorsque la liberté de culte a été rétablie, les Albanais ont repris leurs traditions religieuses, mais avec une distance et une modération qui persistent encore aujourd’hui.
C’est l’une des raisons pour lesquelles on cite souvent ce vers du poète Pashko Vasa (poème « O moj Shqypni », vers 1878) : “La religion de l’Albanais, c’est l’albanité” (Feja e shqiptarit asht shqiptaria). L’identité nationale prime toujours sur l’appartenance religieuse.
Les erreurs courantes sur la religion en Albanie
- Croire que l’Albanie est un pays islamiste. Malgré une majorité de tradition musulmane, l’Albanie est un État laïque où la pratique religieuse est généralement modérée. L’alcool est facilement disponible, le voile est peu répandu et le porc est consommé dans certaines régions
- Penser que les tensions religieuses sont fortes. Contrairement à d’autres pays des Balkans, l’Albanie n’a pas connu de conflit armé à caractère religieux à l’époque moderne. Les mariages mixtes existent dans de nombreuses familles
- Confondre l’albanais avec une langue slave. L’albanais n’est pas du tout une langue slave. Il forme sa propre branche linguistique, complètement indépendante
- Croire qu’on ne peut pas communiquer sans parler albanais. De nombreux Albanais parlent italien (grâce à la télévision), anglais (les jeunes) ou grec (dans le sud). Les touristes se font facilement comprendre dans les zones touristiques
Anecdotes sur la tolérance albanaise
Fait remarquable : pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Albanie est l’un des rares pays européens où la population juive a augmenté. Les familles albanaises, musulmanes comme chrétiennes, ont caché des familles juives en invoquant la Besa, le code d’honneur albanais qui oblige à protéger un invité au péril de sa propre vie.

Quelques mots utiles en albanais
Pour les voyageurs qui souhaitent faire l’effort de communiquer en albanais, voici quelques expressions essentielles :
- Përshëndetje (per-shen-DET-ye) : Bonjour
- Faleminderit (fa-le-min-DE-rit) : Merci
- Po / Jo : Oui / Non
- Sa kushton? : Combien ça coûte ?
- Mirëpafshim : Au revoir
- Gëzohem : Enchanté(e)
Faire l’effort de dire quelques mots en albanais est généralement apprécié. Pour découvrir d’autres aspects fascinants de la culture albanaise, lisez notre article sur l’Albanie, un véritable mystère pour les voyageurs.
L’alphabet et l’écriture albanaise
L’histoire de l’écriture albanaise est à elle seule une aventure fascinante. Pendant des siècles, les Albanais n’ont pas eu d’alphabet unifié. Selon la région et la confession religieuse, on écrivait l’albanais en caractères latins, grecs, arabes, voire dans des alphabets locaux inventés de toutes pièces. Le plus célèbre est l’alphabet de Vithkuqi, créé en 1844 par Naum Veqilharxhi, un intellectuel albanais qui rêvait d’un système d’écriture propre à sa nation.
C’est finalement le Congrès de Monastir en 1908 qui a tranché : l’albanais s’écrira désormais en alphabet latin. Cette décision, prise dans la ville de Bitola (aujourd’hui en Macédoine du Nord), est un moment fondateur de l’identité albanaise moderne. Le 22 novembre, jour anniversaire du congrès, est d’ailleurs fêté chaque année en Albanie.
L’alphabet albanais moderne comporte 36 lettres, dont 7 voyelles et 29 consonnes. Ce qui le distingue des autres alphabets latins, ce sont ses nombreux digrammes — des combinaisons de deux lettres représentant un seul son :
- dh se prononce comme le “th” anglais dans “the”
- gj produit un son palatal proche du “dj” français
- ll se prononce comme un “l” mouillé
- nj ressemble au “gn” français dans “montagne”
- rr est un “r” roulé appuyé
- sh correspond au “ch” français
- th se prononce comme le “th” anglais dans “think”
- xh donne un “dj” plus doux
- zh équivaut au “j” français dans “jour”
Pour les voyageurs, la bonne nouvelle est que la prononciation albanaise est assez régulière : chaque lettre se prononce toujours de la même façon, contrairement au français ou à l’anglais. Une fois que vous connaissez les sons de base, vous pouvez lire n’importe quel mot.
Peut-on visiter l’Albanie sans parler albanais ?
La réponse courte est oui, sans aucun problème. La réponse longue mérite quelques nuances qui vous faciliteront la vie sur place.
L’anglais est de plus en plus répandu, surtout chez les moins de 35 ans. Dans les zones touristiques (Saranda, Ksamil, Tirana, Berat), vous trouverez facilement des serveurs, des hôteliers et des guides qui parlent anglais. Les menus sont souvent traduits et les panneaux de signalisation sont en albanais et parfois en anglais.
L’italien est la langue étrangère la plus comprise en Albanie, toutes générations confondues. Depuis des décennies, les Albanais regardent la télévision italienne — c’était même la seule fenêtre sur le monde occidental pendant la période communiste. Si vous parlez italien, vous serez compris presque partout.
Le grec est courant dans le sud du pays, près de la frontière grecque, et dans les communautés greco-albanaises de la région de Himara et Saranda.
Le français est malheureusement peu parlé, même si certains Albanais plus âgés l’ont étudié à l’école. Cela dit, l’hospitalité albanaise compense largement la barrière linguistique : les gens font des efforts considérables pour vous aider, quitte à communiquer par gestes et sourires.
Conseil : apprenez quelques mots basiques en albanais — “faleminderit” (merci), “mirëpafshim” (au revoir), “sa kushton?” (combien ça coûte ?). Vous verrez les visages s’illuminer immédiatement.

Les fêtes religieuses en Albanie
Les fêtes religieuses en Albanie offrent un spectacle unique en Europe : on y célèbre aussi bien les fêtes musulmanes que chrétiennes, souvent en famille et entre voisins de confessions différentes.
Le Bajram (Eid al-Fitr et Eid al-Adha) est la fête musulmane la plus importante. À cette occasion, les familles se réunissent pour de grands repas, on s’offre des cadeaux et on rend visite aux proches. Dans les villages, l’atmosphère est chaleureuse et les voisins chrétiens sont souvent invités à partager le festin.
Pashkët (Pâques) est la fête chrétienne la plus célébrée, surtout dans le sud orthodoxe et le nord catholique. Les Albanais orthodoxes peignent des œufs rouges et préparent l’agneau pascal. Les célébrations pascales sont particulièrement suivies dans les communautés orthodoxes du sud.
Noël (Krishtlindja) est fêté le 25 décembre, aussi bien par les catholiques que par les orthodoxes (l’Église orthodoxe d’Albanie suit le calendrier révisé). Même les familles musulmanes participent souvent aux festivités du Nouvel An, qui est la fête la plus universelle du pays.
Ce qui distingue l’Albanie, c’est cette coexistence des fêtes de plusieurs traditions, souvent partagées entre voisins et amis.
Le Dita e Verës (Jour de l’Été), le 14 mars, est une fête païenne ancestrale qui transcende toutes les religions. On célèbre l’arrivée du printemps, notamment à Elbasan, avec un gâteau spécial appelé “ballokume”. C’est un rappel que l’identité albanaise est plus ancienne que toutes les religions qui ont traversé le pays.
Le bektachisme : une religion unique en Albanie
Le bektachisme a été évoqué plus haut ; cette tradition mérite qu’on s’y attarde.
Le bektachisme est né au XIIIe siècle en Anatolie, fondé par Haji Bektash Veli, un mystique soufi qui prêchait un islam ouvert, tolérant et profondément humaniste. Cet ordre religieux s’est répandu dans les Balkans avec l’Empire ottoman, mais c’est en Albanie qu’il a trouvé son terreau le plus fertile. Quand Atatürk a interdit les ordres soufis en Turquie en 1925, le siège mondial du bektachisme a été transféré à Tirana — et il y est resté depuis.
Ce qui rend le bektachisme fascinant, c’est sa libéralité radicale dans un contexte islamique. Les bektashis boivent de l’alcool (le raki est même considéré comme une boisson spirituelle), ne séparent pas les hommes et les femmes pendant les prières, ne pratiquent pas le jeûne du Ramadan de manière stricte et intègrent dans leur liturgie des éléments empruntés au christianisme et à des croyances pré-islamiques.
En septembre 2024, le premier ministre albanais Edi Rama a annoncé le projet d’un « État souverain de l’ordre bektachi », une enclave d’une dizaine d’hectares à Tirana autour du siège mondial, sur le modèle du Vatican — une initiative inédite qui a fait couler beaucoup d’encre. Que ce projet aboutisse ou non, il témoigne de l’importance culturelle et politique du bektachisme dans l’identité albanaise.
Le mont Tomorr, près de Berat, est l’un des lieux de pèlerinage les plus importants du bektachisme : chaque année, vers le 20-25 août, des fidèles s’y rendent autour du sanctuaire d’Abbas Ali. Le Sultan Nevruz, lui, est fêté le 22 mars et est jour férié en Albanie.
Apprendre l’albanais : les bases pour les voyageurs
Vous n’avez pas besoin de maîtriser l’albanais pour voyager en Albanie, mais connaître quelques phrases essentielles transformera votre expérience. Un effort, même maladroit, pour parler albanais est généralement bien accueilli.

Voici un mini-guide de survie linguistique :
Les salutations — la base de toute interaction :
- Mirëdita (mi-re-DI-ta) : Bonjour (la journée)
- Mirëmbrëma (mi-rem-BRE-ma) : Bonsoir
- Si jeni? (si YE-ni) : Comment allez-vous ?
- Mirë, faleminderit : Bien, merci
- Mirëpafshim (mi-re-PAF-shim) : Au revoir
Au restaurant et au marché :
- Një kafe, ju lutem (nie KA-fe, you LOU-tem) : Un café, s’il vous plaît
- Llogarinë, ju lutem : L’addition, s’il vous plaît
- Shumë e mirë! (SHOU-me e MI-re) : Très bon !
- Sa kushton? (sa koush-TON) : Combien ça coûte ?
- Është shtrenjtë : C’est cher (utile pour négocier au marché)
Les mots magiques :
- Faleminderit (fa-le-min-DE-rit) : Merci
- Ju lutem (you LOU-tem) : S’il vous plaît
- Me falni : Excusez-moi
- Ndihmë! : À l’aide ! (on espère ne jamais l’utiliser)
Un piège classique pour les francophones : en albanais, hocher la tête de haut en bas signifie non, et secouer la tête de gauche à droite signifie oui. C’est exactement l’inverse du français. Cette particularité provoque des malentendus dans les premiers jours.
La tolérance religieuse albanaise : un modèle pour le monde
Dans un monde où les conflits religieux font encore des ravages, l’Albanie offre un contre-exemple saisissant. Ce petit pays des Balkans, où cohabitent musulmans sunnites, bektashis, catholiques et orthodoxes, n’a pas connu de guerre de religion à l’époque moderne.
Les mariages interconfessionnels sont fréquents, sans que l’on dispose ici d’une statistique précise. Dans certaines familles, des membres de confessions différentes fêtent ensemble les grandes fêtes de chacun.
Cette tolérance n’est pas un accident historique. Elle est profondément enracinée dans l’identité nationale albanaise. Le célèbre poète Pashko Vasa écrivait au XIXe siècle : “Ne regardez pas les églises et les mosquées, la religion de l’Albanais, c’est l’albanite.” Cette phrase est devenue un mantra national qui transcende les générations.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, cette tolérance a pris une dimension héroïque. Les familles albanaises — musulmanes, catholiques et orthodoxes — ont caché des familles juives fuyant les persécutions nazies. L’Albanie est l’un des rares pays européens où la population juive a augmenté pendant la guerre. Yad Vashem, le mémorial de l’Holocauste en Israël, a reconnu plus de 70 Albanais comme “Justes parmi les Nations”.
Aujourd’hui encore, cette tolérance se manifeste dans des gestes quotidiens. À Tirana, une mosquée, une église catholique et une église orthodoxe se trouvent à quelques centaines de mètres les unes des autres. Les fidèles de chaque confession se saluent en passant.
Pour aller plus loin : traditions et culture albanaise, albanie : religion, langue et culture — guide complet 2026, 60 mots albanais essentiels pour voyageurs.

